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Repris d’Adoxa.info

TÉMOIGNAGE – Elle nous regardait avec fière allure du haut de ses 108 mètres de haut. La cathédrale de Milan, résultat du travail des hommes qui s ‘est étalé sur plus de 6 siècles et qui est toujours le siège de l’archevêque de Milan depuis St Ambroise.

En ce jour du 18 mai 2019, la foule était venue en nombre des 4 coins de l’Italie et d’Europe.

Les drapeaux qui tapissaient la place révélaient avec clarté le caractère régional de l’État italien qui a échappé, lui, aux affres du jacobinisme révolutionnaire français. Le Lion de St Marc nous rappelait la sérénissime, le drapeau sarde, Gramschi ainsi que les écharpes floquées « PALERME » qui ravivaient le souvenir des royaumes normands d ‘orient éteints à jamais.

Je regardais ces visages qui m’entouraient et j’observais une grande mixité sociale avec des visages joyeux qui respiraient l’espoir et le renouveau.
L’Italie était là, à côté de nous et parmi nous. Celle des ouvriers qui ont fait la gloire de Fiat, des artisans fileurs qui incarnent l’excellence de l’industrie textile italienne de part le monde, des patrons de restaurant « trattoria » qui ne nous déçoivent jamais avec leur cuisine issue des terroirs. Je sentais dans cette foule une énergie nouvelle, un peuple fier de lui à qui l’on avait trop longtemps enlevé sa dignité et son honneur. De nombreuses personnes sont venues nous féliciter en nous disant amicalement « bravo Marine ».
10 leaders souverainistes ont ensuite fait leur apparition à tour de rôle. Ils venaient des pays de l’est et des pays nordiques pour nous rappeler le siège de Vienne en 1529 par les turcs et la bataille de Lépante en 1571, en sus du communisme qui leur a volé leur liberté pendant 70 ans.

Ils ont été meurtris dans leur Histoire et ne veulent pas revivre de telles souffrances même au nom d’une « Europe humaniste »…
À la suite, Marine commença son discours. Structuré et percutant, il a mis l’accent sur la pression migratoire qui est devenue insupportable pour l’Europe, doublée justement d’une Europe qui a trahi ses idéaux de liberté, d’identité et de responsabilité envers ses nations.

Pour finir, « Il capitano » fit son entrée sur la scène. l’homme était jeune, avec un léger surpoids, le visage barré d ‘une barbe de trois jours qui le caractérise tant, et qui ressortait grâce à une chemise blanche qui fait partie de la garde robe de chaque latin qui se respecte.

Les premières flèches furent pour Merkel, Macron et Juncker, accusés d’avoir trahi les peuples européens au profits d’une oligarchie mondiale et apatride constituée pour l’essentiel par les grands groupes bancaires et les multinationales. Tout au long de son discours qui duré 30 minutes, l’orateur fait des références explicites au catholicisme qui a façonné la nation et l’identité italienne au cours des siècles, chose que même Marine Le Pen n’oserait faire…

Jean-Paul II et Benoit XVI sont invoqués comme continuateurs de l’œuvre de St Pierre et de la mission civilisationnelle de l’Église catholique. À ce moment là je me dis une chose : « j’aurais aimé être italien » c‘est à dire assumer le fait que le catholicisme a construit mon identité au fil des siècles. Mattéo Salvini est courageux, j’en veux pour preuve ses mots très durs envers la mafia italienne et sa volonté sans faille de mettre fin à sa domination sur la botte et en Sicile.

In fine, cet homme m’impressionne car il a du courage, du charisme, de l’énergie et que de surcroît il croit en ce qu’il dit.
Alors, « Ave Matteo, tes combattants te saluent ».

Nicolas Faure