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Communiqué de presse de Nicolas Faure, responsable du Rassemblement National Briançonnais

On les voit tous les jours sur nos routes départementales parfois même naviguer en convoi de deux ou trois véhicules.
Ce sont des camionnettes bâchées immatriculés en Roumanie, en Pologne et en Bulgarie pour la plupart aisément reconnaissables à leurs plaques. 
Qui sont les conducteurs ? Des esclaves des temps modernes issus des pays de l’est qui veulent échapper à la misère en vendant leurs services au moins offrant, parfois même en acceptant de la sous-traitance pour des multinationales du transport.


À y regarder de plus près, ce business qui génère « un pognon de dingue » comme dirait notre cher président se base sur l’exploitation d’une main d’œuvre pauvre prête à tout pour gagner environ 500 euros par quinzaine avec souvent des journées comprises entre 18 et 20 heures de conduite d’affilée.
Je passe sur les bouteilles d’eau en plastique coupées à mi-hauteur qui permettent d’uriner en conduisant ce qui évite des arrêts impromptus  comme l’a souligné récemment un syndicat de policiers.


Ces véhicules constituent un danger certain pour la sécurité routière de nos citoyens, sans inquiéter le moins du monde le Ministère des Transports qui préfère installer de nouveaux radars à 100 000 euros/pièce et culpabiliser l’automobiliste français parce qu’il roule au diesel.
Un moyen très simple consisterait à obliger ces camions à être équipés de disques routiers (chronotachygraphes) mais il semblerait que la Commission Européenne soit une nouvelle fois en proie à des lobbys qui ne le veulent pas. Encore un commissaire européen ou autre technocrate bruxellois qui ira finir sa carrière chez un transporteur international en tant que lobbyiste avec un salaire triplé ou quadruplé…
Pendant ce temps-là dans les Hautes-Alpes, les transporteurs locaux mettent la clef sous la porte les uns après les autres en attendant, de surcroît, qu’un jour un accident mortel survienne à la descente du col du Montgenèvre. À ce moment-là, tout le monde politique nous dira la main sur le cœur : « on le savait tous, cela devait arriver… ».
Il y a derrière chaque faute, « un nom et un prénom » comme le disait naguère un homme politique célèbre.
Espérons que dans un futur proche les élections mettrons en place de nouveaux noms en charge du bien commun et non pas de l’intérêt économique et financier, érigés en veau d’or dans nos sociétés.